Noir de fonte (2008)

BaratteDu 17 mai au 13 octobre 2008

Au cours de la première moitié du 19ème siècle, l’activité métallurgique de la Haute-Saône a constitué l’élément moteur de l’économie du département, à tel point que celui-ci devient l’un des principaux producteurs de fonte de fer en France. Les hauts fourneaux et les forges s’activent un peu partout sur le territoire depuis le Moyen Age et produisent fonte et fer marchand d’une qualité reconnue, due principalement à l’abondance du minerai de fer et des forêts, qui alimentent régulièrement les hauts fourneaux.

Cette période faste de l’économie haut-saônoise prend pourtant fin à partir de 1855 avec pour conséquence la fermeture des premiers hauts fourneaux (Loeuilley en 1855, Saint-Loup-lès-Gray en 1857, Conflandey et Scey-sur-Saône en 1858), qui ne résistent pas à la concurrence d’autres régions françaises et qui souffrent d’un retard technique.

Le relais est alors pris par la fonderie de seconde fusion, qui produit des pièces de fonte moulée, et qui contribuera à relancer l’activité de certains sites, qui se spécialisent en particulier dans la fabrication des fourneaux en fonte ; ce sera le cas de Baignes, Fallon, Varigney, La Romaine, Magny-Vernois et bien d’autres.

Le musée départemental Albert et Félicie Demard a choisi, à travers cette exposition, de rappeler le savoir faire sidérurgique de la Haute-Saône à cette époque en mettant notamment en avant pour l’occasion ses plus beaux spécimens de fourneaux en fonte, dont la réputation a fait le tour de la France.